Le lyrisme puccinien en
germe
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De g. à d. : Stéphane Petitjean (chef de chœur),
Ermonela Jaho, Thiago
Arancam, Angel Odena,
Luciano Acocella et Marcello Scuderi (récitant).
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23 février 2014 :
Le temps d’une soirée de concert, le Théâtre des Champs-Elysées a projeté Le Villi dans la lumière, le premier
ouvrage de Puccini et une rareté sur les scènes lyriques. Ce sont les premiers
pas du compositeur dans l’opéra qui distillent déjà ce courant magnétique qui donne le frisson. Les trois solistes investis avec brio dans ce lyrisme
intense sont accompagnés par le puissant Chœur de Radio France. L’Orchestre
National de France est dirigé avec fougue par Luciano Acocella.
Très tôt, l’intuition de
Puccini le guide vers la magie de la scène lyrique pour exprimer sa sensibilité
musicale. Il puise sa densité dramatique dans la tragédie des êtres livrés à un
destin cruel. Dans cet opéra de jeunesse, on découvre les germes de ce lyrisme
intense qui fera son succès et ravira ses inconditionnels : la passion fiévreuse, la trahison, le désespoir à fleur de peau et la fin tragique. Comme Manon, Mimi,
Tosca ou Cio-Cio-San, Anna l’héroïne attachante meurt tragiquement.